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L'ÉCHO DU HÉRISSON

Consultez l'Écho du hérisson (D'r Egel Echo), le bulletin annuel de la commune de Guevenatten, pour revivre le quotidien et les temps forts de notre village au fil des mois :

Téléchargez l'Echo du hérisson annuel 2017 (1ère partie)

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Rendez-vous dans la rubrique dédiée pour télécharger les numéros des années précédentes.

L'assainissement des eaux usées à Guevenatten

L'assainissement non collectif

Le schéma directeur d’assainissement de la commune définit deux zones : celles de l’assainissement collectif (lagunage communal) et la zone « ANC », c'est-à-dire « Assainissement Non Collectif ». Dans cette zone, les résidences ne peuvent se raccorder au lagunage et doivent posséder une installation d’assainissement de leurs eaux usées conforme au règlement en vigueur.

 

La compétence en matière de contrôle des installations d'assainissement non collectif est exercée par la communauté des communes de la Porte d’Alsace. Vous pouvez consulter la page Internet relative au Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) assuré par la communauté des communes, surtout si vous désirez acheter, vendre ou bâtir en zone ANC : www.cc-porte-alsace.fr/environnement/assainissement.htm

Le schéma directeur d’assainissement de la commune est en cours d’élaboration : il sera adopté au courant de l'année 2015 et sera bientôt consultable sur ce site !

 

illustration de l'assainissement des eaux usées non collectif à Guevenatten

 

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L'assainissement collectif : le lagunage

En 1993, la commune de GUEVENATTEN décide de mettre en place un système d’assainissement collectif dans le but de se mettre en conformité avec la loi sur l’eau de 1992.

 

Après une étude comparative entre deux solutions de traitement, la commune a opté pour un lagunage naturel constitué de deux bassins à microphytes et d’un troisième bassin à macrophytes. Le choix s’est porté sur ce procédé compte tenu du faible coût d’investissement et de sa bonne intégration au site.

 

En effet, celui-ci correspondait le mieux aux exigences liées à la taille de la commune et au niveau de traitement nécessaire pour la dépollution des effluents. La disponibilité d'un terrain communal en contrebas du village, la nature imperméable du terrain et le coût raisonnable du projet sont, avec les éléments précédemment cités, les facteurs qui ont fait retenir le procédé par lagunage naturel. Les eaux vannes des habitations et les eaux pluviales y sont amenées de façon purement gravitaire, sans aucun système de pompes, ce qui est un gage de fiabilité et de faible coût de fonctionnement.

 

C'est le bureau d'étude SINBIO de Muttersholtz (Bas-Rhin) qui a été chargé le la maîtrise d'oeuvre.
Ce système d’épuration, conçu pour 200 habitants, a été mis en service en 1995, grâce aux aides du Conseil Général du Haut-Rhin et aux subventions Européennes.

 

 

 

Principe de fonctionnement

 

Le procédé d’épuration par lagunage recrée les conditions d’auto-épuration du milieu naturel. Le bon fonctionnement d’un lagunage repose sur l’équilibre entre différents groupes d’espèces animales et végétales (bactéries, zooplanctons, algues et plantes aquatiques). La photosynthèse joue un rôle moteur.

 

En effet, les algues produisent de l’oxygène par photosynthèse. Cet oxygène sert aux bactéries pour minéraliser et assimiler la matière organique, d’où production de gaz carbonique, de nitrates, et de phosphates. Les sels minéraux sont nécessaires à la prolifération des algues, et ainsi de suite...

 

shéma du principe de fonctionnement de l'assainissement des eaux usées par lagunage

 

Ci-dessus, un schéma représentant le mode de fonctionnement du lagunage.

Au fond de la lagune se déposent les matières décantables, elles sont extraites régulièrement du système, afin de maintenir le bon fonctionnement des installations. Le premier curage du lagunage a été réalisé en 2004 par la société AGRIVALOR (22, Rue des Forges - 68560 BETTENDORF), les boues ont été épandues.

 

Un nouveau curage a été effectué en 2012 avec valorisation des boues par épandage agricole.

 

 

 

Le déversoir d’orage

 

Une conduite en béton assure l'amenée des effluents au déversoir d'orage. Celui-ci a pour mission d’évacuer directement dans la nature le surplus d’eau en cas de fortes pluies. Il contient un système de dégrillage pour empêcher que divers éléments, tels que des feuilles ou des objets flottants puissent se retrouver en pleine nature.

 

 

Le dégrilleur

 

En aval du déversoir d'orage, les eaux transitent via un dégrilleur manuel, puis un canal de comptage permettant d’effectuer des mesures de débit.

 

 

 

 La lagune primaire

 

 

L'ouvrage d'entrée de la première lagune est composé d'une cloison siphoïde qui permet de retenir les graisses et les objets flottants. 

 

Le premier bassin de lagunage a une surface de plan d'eau de 1200 m² avec une profondeur de 1,5m. L'eau y séjourne 25 jours par temps sec et 15 jours minimum par temps de pluie.

 

Dans le premier bassin, une surprofondeur de 0,50m séparée du reste de la lagune par une digue, accumule les boues décantées en entrée de bassin. Une vanne de vidange permet de baisser le niveau d'eau afin de réaliser des opérations de maintenance et notamment le curage des boues.

 

 

 

 

 

 

 

La lagune secondaire

 

Le deuxième bassin de lagunage à microphytes (plante de petite taille agissant avec la photosynthèse) a une surface de 700 m² et une profondeur de 1,2 m permettant un temps de séjour des eaux de quinze jours en temps sec et de huit jours par temps de pluie. Une vanne de vidange permet de baisser le niveau d'eau afin de réaliser des opérations de maintenance.

 

 

 

 

La lagune tertiaire

 

Le troisième bassin, à macrophytes (plantes de grande taille, telles que des roseaux), a également 700 m² et une profondeur de 0,40 m permettant un temps de séjour des eaux de six jours par temps sec et de trois jours par temps de pluie.

 

Avant la sortie, les eaux sont filtrées par une digue de gravier afin de retenir les matières en suspension. Le niveau d'eau y est réglable grâce à un coude mobile fixé dans le regard de sortie.

 

Photo de l'assainissement des eaux usées par lagunage à Guevenatten : la lagune tertiaire

 

Avant le rejet de l’eau dans la nature, celle-ci passe par un canal de comptage où le Laboratoire de Contrôle installe, lors de ses visites, un débitmètre permettant de quantifier le volume rejeté.

 

Photo de l'assainissement des eaux usées par lagunage à Guevenatten : la lagune tertiaire

 

L’intégration dans le paysage de notre lagunage a été complétée par la plantation d'une haie champêtre à l'arrière du site.

 

Le branchement sur l’assainissement collectif est obligatoire pour toutes les zones desservies. Ce système est aujourd'hui pleinement opérationnel et fonctionne parfaitement comme peuvent l'attester les comptes-rendus de visites et d'analyses réalisées plusieurs par an par le Laboratoire de Contrôle.

 

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